[Mise à jour le 24 novembre 2017]
Le prix du jury de cette deuxième édition du festival Interférences a été décerné à Benoît Grimalt pour « Retour à Genoa City ». Elvira Diaz, de son côté, a remporté le Prix des étudiants pour son film « El Patio ».

[Le 15 novembre 2017]
Parmi les innombrables festivals qui se succèdent invariablement chaque année au mois de novembre, il en est un qui fait un peu moins de bruit que les autres, mais dont l’intérêt (public) n’en demeure pas moins important. Pour sa deuxième édition à Lyon, « Interférences » se déploie pendant 10 jours dans une vingtaine de lieux scientifiques et culturels de la ville. Avec une même ambition en tête : faire dialoguer des disciplines qui ne se parlent pas toujours, nourir les échanges citoyens, et cela à partir de la quarantaine de films proposés pendant la manifestation.

Edito

Le collectif Scènes Publiques composé de citoyens, chercheurs et cinéastes, organise la deuxième édition du Festival Interférences du 8 au 18 novembre 2017 à Lyon.

Près de 700 documentaires, inscrits cette année à notre Festival, ont nourri des échanges passionnés entre les membres de la présélection. Une quarantaine d’entre eux ont particulièrement retenu notre attention par leurs qualités cinématographiques et leurs richesses thématiques ouvrant à l’exercice du débat.

Les dix jours du Festival offrent l’occasion de convier le plus grand nombre au banquet des nourritures intellectuelles trop souvent confisquées. Le documentaire de création, par sa capacité à nous affecter et à déplacer les points de vue, met à l’épreuve notre pensée. Recourir à cet objet artistique devient alors salutaire pour habiter un monde commun face à des événements générateurs d’exclusion et de disqualification.

35 séances comme autant d’occasions d’échanger, de débattre, en expérimentant une conception horizontale et démocratique du savoir. En présence des cinéastes, des chercheurs, du public, réunis pour un soir autour d’un objet commun, s’instaure une discussion publique. Rendant possible une redistribution de la parole et des places qui nous sont assignées habituellement.

Déployé dans une géographie plurielle, le festival s’installe dans 19 lieux de l’agglomération : des cinémas bien sûr, mais aussi des institutions, des lieux culturels et d’enseignements ou d’autres endroits plus confidentiels, associatifs et privés. Investir ces différentes scènes permet à des publics divers et variés de se croiser, d’interférer chaque soir sur des registres différents.
Elles modifient ainsi nos habitudes de fréquentation et la représentation que l’on peut avoir de ces lieux.

Reste à faire le pari, collectivement, que la manière dont le film nous visite et irrigue les débats, nous bouscule suffisamment pour nourrir de nouvelles représentations du monde.

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La compétiton officielle

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